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11.04.2008
Où va le système électrique ?
Où en est le système électrique !...
Des risques de pannes !
Des augmentations de prix par la gestion du système !
Un service public exercé par des entreprises privées subventionnées !
J’ai de la chance d’avoir créé ce blog alors que tant de choses bougent ! …
Mon objectif « éclairer » dans la mesure de mes connaissances !...
Vous savez de quoi l’on parle lorsqu’on aborde la consommation et la production d’énergie électrique, et la gestion du Système électrique par le conducteur du réseau national d’électricité la RTE . Je l’ai écrit précédemment : le système électrique c’est de rendre un produit non stockable en accord avec la demande des consommateurs et d’utiliser trois types de moyens de production :
des moyens de base les moins coûteux dont le nucléaire et les plus renouvelables.
des moyens modulants qui suivent la demande, les moyens de bases n’étant hélas pas suffisants : hydraulique de barrages, de transfert, centrales thermiques au charbon, au gaz et au fioul.
les moyens de passage des pointes de consommation : barrages de hautes montagnes, turbines à compression ou à cogénération, et l’utilisation du retrait de certains consommateurs, !..
Vous avez de la chance, car vous comprenez , vous analysez ce qu’il y a d’important dans les dernières nouvelles diffusées par le gestionnaire RTE.
En voici trois de ces nouvelles:
Le 17 décembre 2007, à 19heures ; la pointe de consommation électrique a atteint un sommet jamais égalé en France.
88 960 MW.
(Un record, malgré le tapage médiatique, de nécessaires économies d’énergie pour la planète.) La précédente valeur historique d’une pointe, de 86.280MW, datait du 27 janvier 2006.
Faire face à cette valeur de pointe nécessitait un solde importateur des pays voisins de 1600 MW, 2% de la consommation enregistrée la puissance d’ un réacteur nucléaire.
Pour couvrir cette pointe de consommation, l’utilisation de tous les investissements français
producteurs d’électricité était nécessaire, dont les moyens les plus coûteux : les turbines à compression, sortes de moteurs d’avion à réaction qu’ils seraient difficiles de faire décoller du fait de leur poids !
Comme je l’ai déjà écrit, la Bretagne en possède 5 ( Dirinon et Brennilis, et une sixième prévue à St Brieuc) . L’énergie électrique produite par ces turbines est d’un coût au kW/h très élevé. Mais la produire, en régime de consommation de pointe en Bretagne, était avantageux pour le monopole EDF .
L’économie réalisée l’est sur le transport de l’électricité consommée localement loin des centres producteurs à prix plus bas. Economie des pertes en ligne, environ 8% du prix du kW/h du fait de la production sur place de ce kW/h, au lieu de l’importer à ce moment de Cordemais, près de Nantes (sans jeu de mot : qui n’en peut mais !).
L’autre avantage de ce type de machines, souvenez vous, est dans un système global de production (monopole) un jeu d’économies financières. Ces moyens de production d’électricité, appelées dans le jargon du métier sont dénommées TAC ( Turbine à Compression) sont d’un investissement par machine dit « léger », et comme ils ne sont utilisées que très peu d’heures ( 300 sur les 8760 heures de l’année ), Ils permettent
d’éviter un sur/équipement en investissement plus lourd (type centrales nucléaires : 1milliard d’euros, l’unité de 1600MW, ou en une centrale au charbon dite modulante)
Le bilan électrique français de 2007.
La consommation intérieure française est en hausse en valeur absolue de 0,4 % par rapport à 2006, soit 1,9 Milliard de kWh de plus. Compte tenu de températures clémentes de l’hiver 2007, la RTE considère cette augmentation importante, la considère en valeur réajustée à compte-tenu de la météorologie favorable de 2007 à 2,2% et pense que dans les années avenir cette tendance n’est pas envisagée s’inverser.
Le plan Mesmer 5 mars1974, et donc le lancement d’un programme accéléré de 6 réacteurs nucléaires par an, soit pour EDF de disposer de passer de 3000MWe nucléaire en 1975 à une prévision de 40 à 50 000MWe . La crise économique survenue depuis ; l’abandon de certains projets (Plogoff) l’EDF s’est trouvé en sur/capacité de moyens de production, nous avons vendu beaucoup d’électricité aux pays voisins (Italie) ; Aujourd’hui ce n’est plus le cas, depuis 2001 la France importe de plus en plus d’électricité. Nos exportations, baisse de 7,2% en 2007, par rapport à 2006 et sont de 55,50 Térawatt/h.
Bilan des travaux du groupe de travail :
Réserves et effacement.( Analyse personnelle)
C’est la question des investissements vue par les entreprises du marché qui y est analysée. La création de ces moyens productifs pour passer les pointes de consommation.
Qu’est ce qui peut inciter les entreprises privées à investir dans des moyens de production ? Je pense qu’il n’y a pas de désaccord sur le sujet :
La rémunération des actionnaires !...
Actuellement la capacité de la production d’Electricité de France est tellement dominante que dans le système du marché (La Bourse), que c’est elle qui fait le prix de base de l’électricité. Ce prix EDF, surtout par son calcul de prix du KWatt /heure sortant de ces centrales nucléaires est relativement bas, très bien placé en Europe. Comme EDF est excédentaire pour le moment elle tient à faire tourner ses investissements et joue de ce bas prix. Le marché n’étant pas dans la pénurie qui libérerait les prix ; les concurrents de l’entreprise « historique » ne sont pas volontaires pour se lancer dans d’investissements à long terme, constructions demandant de grands efforts financiers sans garantie de rémunération du capital à investir. Déjà EDF a du cédé 300 MW, à la demande de la CRE ( Commission de Régulation de l’Electricité) à une entrepise privée afin qu’elle puisse intervenir comme fournisseur d’ électricité.
Pour les investissements légers, du type de turbines à compression, malgré la « garantie »( vue de l’investisseur) que ces moyens seront de plus en plus nécessaires dans les années à venir. (Rapport RTE) ; Poweo « Les condition du marché ne permettent pas aujourd’hui de rendre viable un projet de moyen de pointe (TAC) thermique. Aujourd’hui, un investisseur comme Poweo un de ces acteurs du marché ne voit pas d’intérêt économique à développer des projets de pointe sans mécanisme de rémunération de capacité ou d’achat à l’on terme . » Pour investir dans de telles machines de pointe sollicitées qu’un maximum, les producteurs potentiels de mandent que ce service soit reconnu comme un service public pendant les 8 300 h à l’arrêt ...et rémunéré comme tel par une subvention… !
A suivre !.... François Larzul
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