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03.05.2008

Energie électrique: Les erreurs propagées

Remue méninges : Mai 2008

L‘énergie électrique : des erreurs diffusées par les médias !..

Première erreur répandue : Puissance et énergie !...un exemple…

Les journalistes se trompent souvent dans l’utilisation les termes de la physique définissant les valeurs en électricité.

Ce n’est pas de totalement de leur faute; ils sont souvent entraînés, du fait de leur méconnaissance du produit, par des « collaborateurs » EDF et autres. Tant investis dans leur entreprise ces « collaborateurs » conduisent les journalistes, par des arguments justificatifs de la stratégie de leurs entreprises, à semer des erreurs dans les médias.

Je lis sur le site internet du « Télégramme » dans sa chronologie du développement électrique breton :
2005 « → 100 MW produits par l’éolien breton. »

On ne produit pas de la puissance !
 soit on est producteur d’énergie électrique , et on a un capacité de produire de x..KWh d’énergie électrique
La puissance installée est de … ( ici ) 100 MW.
 soit on est consommateur, et on envisage ses besoins maximum à une puissance de x..KW (c’est la base de son contrat avec son fournisseur d’électricité) et on utilise toute ou partie de cette puissance pendant un temps donné !...ce sont les KW heures figurant sur la facture ; l’énergie consommée.

On produit ou l’on consomme une certaine quantité d’énergie ! une puissance pendant un temps.

 Vous avez une automobile, le moteur, sous le capot à une puissance de 80 chevaux (59kwe); vous voulez aller à Nantes pour la commémoration du 160 éme anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Pour se voyage en dehors de votre propre énergie physique, vous aurez consommé une énergie, en carburant, de 5 litres x 300 km : soit 15 litres, cette valeur c’est l’énergie que vous avez dépensé à l’aller pour Nantes.
 Votre voisin a 150 chevaux (110kwe) de puissance sous le capot, mais ayant vu trop grand, pas d’argent pour mettre du carburant dans le réservoir. Son « tracteur 4x4» ne pourra pas franchir la pente de la sortie de son garage. Avec une rentrée d’argent fin mai , il aura tout de même raté la commémoration nantaise.
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Pour ces 100 MW éoliens installés en Bretagne !

Avec cet éolien, çà peut être la même situation que celle que vivent de nos deux automobilistes : si l’un n’a pas de carburant à mettre dans son véhicule deux fois plus puissant que celui de son voisin, il ne pourra pas assister ce 10 Mai à la commémoration de l’abolition de l’esclavage à Nantes. S’il n’y a pas de vent ou qu’il y en ait trop l’éolien ne produit pas d’énergie.



Le 17 décembre 2007, la demande des consommateurs d’électricité atteignait un sommet historique de 88 960 Mégawatts et la consommation de la journée fût de 1897708 MWh. Bien souvent nous remarquons que dans ces périodes froides, moment où la consommation pour le chauffage vient s’ajouter à la consommation moyenne ordinaire, aux illuminations des fêtes de fin d’année; il n’y a pas de vent. Pour qu’une éolienne produise de l’électricité le vent doit être d’un minimum de 15 km/h, et pour une limite d’exploitation sécuritaire de l’éolienne de 90km/h. Les 100 Mégawatts des éoliennes bretonnes ne peuvent n’être d’aucune utilité à ce moment crucial !...Pour la RTE pilote du réglage
Consommation = Production
Il faut trouver un investissement supplémentaire de production d’électricité. Le 17 décembre nous sommes allés le chercher hors de nos frontières.

Seconde erreur : Des chiffres propagés qui faussent l’entendement : les pourcentages.

La production des éoliennes a augmenté de 95 % en 2007 !...elle avait augmentée auparavant … de 268%
De quoi satisfaire une demande ? et de quelle ampleur ? n’est ce pas qu’une énergie potentielle ?
Il y avait de comptabilisé par la RTE en 2001 , 0 GWh et 268 GWh en 2002
2006 2,1 TWH et 4,0 TWH en 2007
la part d l’éolien dans consommation française : en 2006. 0, 4 % , en 2007. 0,7%

Pour le « dispatcheur » ce n’est pas une énergie à sa disposition, puisque qu’elle est dépendante de la présence de vent, et que celui-ci ne dépasse pas la valeur de 90 km/h !...
Il ne peut l’intégrer à son programme : J - 1

Vous pouvez vous rendre compte que des pourcentages peuvent être plus ou moins élevés mais n’indiquent pas des valeurs comparables s’ils ne sont pas appliqués aux mêmes bases !

Ainsi, si vous vous souvenez d’un article récent de la vie des entreprises : (Le Télégramme du 14 avril) Le directeur régional de la RTE répondant à un journaliste.
- Le titre de l’article est menaçant :
« Electricité : L’appétit breton menace son alimentation. »

Cette menace fut d’ailleurs déjà faite aux bretons, en 1974, afin leurs faire accepter une Centrale Nucléaire. Avec aussi de arguments vrais, mais retirer du contexte réel et d’un emploi erroné, on fausse les analyses !... Ainsi…
« La consommation des Bretons continue à progresser plus vite que la consommation nationale…. 3% pour 2,2% sur le plan national…. »
Cet argument mène à un faux raisonnement !...
 La consommation moyenne nationale par habitant était en 2006 de 7 500KWh : une progression de 2, 2% donne la valeur de 7 665 KWh
 La consommation moyenne d’un breton toujours en 2006 de
6 400KWh : une progression de 3% donne la valeur de 6 541 KWh

donc l’appétit des bretons est de plus en plus faible vis-à-vis de celle de la moyenne de Français !
en 2006 l’écart était de 7 500 KWh - 6 400KWh = 1 100 KWh
en 2007 cet écart devient 7 665 KWh - 6 541 KWh = 1 124 KWh

Hors il me sembleque la RTE devrait équiper en moyens de transport d’énergie électrique capables d’alimenter la Bretagne au niveau de la consommation moyenne des français avant de « crier au loup » sur ses habitants. Le maillage du réseau en est le moyen le plus judicieux par le bouclage des lignes nord et sud alimentant la Bretagne , accompagné d’un doublement de la ligne 400KV de Launay, Domloup,Plaine Haute, surtout compte tenu de la surproduction de la basse Normandie . De son problème d »’ évacuation de cette énergie supplémentaire - Lignes 400 KV à l’étude passant près de Fougères et Vitré pour aller vers le département du Maine et le centre du pays.